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Inquiets par les tensions entre Rome et Paris, les patrons français et italiens affichent leur unité


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« C’est la première fois que je vois un fournisseur crier si fort sur l’un de ses plus gros clients ! » Pour cet observateur privilégié du monde des affaires milanais, les attaques répétées du gouvernement italien contre la France depuis le début de l’année défient le bon sens. Et pour cause : l’Hexagone est le deuxième partenaire commercial de l’Italie, tandis que la Péninsule est le troisième acheteur des produits tricolores. « Les entrepreneurs qui travaillent dans nos deux pays sont très déçus par les tensions politiques entre nos gouvernements », confie Edoardo Secchi, fondateur d’Italy-France Group, une société aidant les PME à se développer des deux côtés des Alpes.

Réunis à Versailles les 28 février et 1er mars pour le deuxième forum économique franco-italien, nombre de PME et grands groupes des deux pays ne disent pas autre chose. Tous affichent le même mot d’ordre : l’heure est au travail collectif. Ils formulent un souhait : que les frictions entre Paris et Rome retombent et ne pèsent pas sur les affaires. « Ce forum est l’occasion de rappeler qu’au-delà des remous politiques, les relations économiques et culturelles entre la France et l’Italie sont anciennes et toujours aussi intenses », explique Bernard Spitz, président de la commission Europe du Medef, l’organisation patronale française qui copilote l’événement avec son homologue italienne, la Confindustria. « Plus que jamais, nos entreprises doivent s’unir au sein d’une Europe forte pour faire face à la concurrence chinoise et au protectionnisme », ajoute Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef.



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