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Le commerce franco-italien retrouve une santé de fer


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Après une année 2020 marquée par la crise du Covid, les échanges économiques entre la France et l’Italie retrouvent leur dynamisme, souligne l’économiste italien Edoardo Secchi, et atteignent le montant record de 92 milliards d’euros en 2021.

La France et l’Italie entretiennent des importantes relations économiques dans de nombreux domaines. On peut même affirmer sans aucun doute que les échanges économiques sont l’un des piliers des relations franco-italiennes. Et pour preuve, depuis 2014, le volume d’échange augmente tous les ans pour atteindre le chiffre record d’environ 92 milliards d’euros en 2021 contre l’autre record précèdent d’environ 85 milliards en 2019, année avant le début de la crise sanitaire du Covid 19.

Les exportations françaises en Italie ont été de 39,1 milliards d’euros, avec une croissance de 25,2 % par rapport au 2020. Quant aux exportations italiennes en France, elles ont été de 52,7 milliards d’euros, avec une croissance de 16,8 % par rapport à l’année précédente. L’Italie dégage un excédent commercial de 13,5 milliards d’euros.

Industrie et R & D, secteurs clés pour l’Italie

Les principaux postes d’exportations italiennes vers la France sont les machines-outils, appareils et engins mécaniques, les métaux, l’agroalimentaire, le textile et le cuir, l’ameublement. Les principaux postes d’exportations françaises vers l’Italie sont l’énergie, la cosmétique, la distribution, l’automobile, l’agroalimentaire, la pharmacie et la chimie.

S’il est vrai que l’excédent commercial est à faveur de l’Italie, il est aussi vrai que les investissements directs sont à faveur de la France, tant en nombre qu’en valeur. Entre 2000 et 2018, 364 entreprises italiennes ont été reprises par des acteurs français, pour un total de 73 milliards d’euros. Au cours de la même période, l’Italie a acquis 231 entreprises françaises, évaluées à 41 milliards d’euros. Cette différence de volume est donnée essentiellement par la taille des groupes et le montant des opérations de groupes français, souvent plus grands que leurs homologues italiens.

Le type d’investissements diffère profondément entre les deux pays et reflète leur système économique. Les investisseurs italiens, par leur tradition industrielle sont toujours à la recherche d’un contexte favorable pour produire et innover. Ils trouvent en France le terrain adapté pour relever des industries, augmenter leur capacité de production et leur présence sur le marché. En regardant de près la typologie d’investissements italiens en France, on remarque que presque la moitié est adressée à l’industrie et à la R & D.

PME italiennes, mines d’or pour les investissements français

Quant aux investissements français en Italie, ils sont positionnés sur deux axes stratégiques : La production et la finance. Concernant la production, la France a, peu à peu récréé une chaîne d’approvisionnement dans différents secteurs à travers l’investissement ou le rachat d’entreprises italiennes.

L’autre axe stratégique d’investissements concerne la finance. Les acquisitions menées ces dernières années par des banques comme BNP Paribas et le Crédit Agricole, ou par des fonds de venture capital et de private equity ont été importantes.

Le faible niveau de culture financière et le nombre restreint des investisseurs privés par rapport à la France ont permis aux investisseurs français de s’insérer dans le panorama financier du pays. L’Italie, avec son réseau de PME familiales, dans certains secteurs représente de véritables pépites d’or en termes de rentabilité. Ces entreprises, souvent financées par des fonds propres, ont besoin de plus de capitaux pour croître et se développer à l’international. Pour cette raison les groupes français ont réussi à devenir en l’espace de vingt ans, un acteur majeur sur la scène économique du pays.